Art et Culture Cinéma Wallonie

Les étudiants de l’IAD présentent leur projet de fin d’études

L’Institut des Arts de Diffusion (IAD) projette chaque année les travaux cinématographiques de fin d’études de ses étudiants. L’occasion pour ces derniers de présenter au public les projets sur lesquels ils travaillent parfois depuis plus d’un an.

Cette année, le rendez-vous était donné le jeudi 23 juin dans les salles 1 et 2 du Cinescope de Louvain-la-Neuve. Familles, amis et membres du jury internes ou externes à l’IAD, ont assisté durant plusieurs heures à la projection des treize réalisations. De l’émotion, des rires et quelques larmes ont rythmé cet après-midi du début de l’été.

Fiction, documentaire ou multimédia 3D
Parmi les étudiants de dernière année, huit ont suivi des études de réalisation de films : après avoir présenté un projet dans chaque discipline et suite à la décision du jury, quatre se sont tournés vers la fiction, tandis que les autres ont choisi la réalisation de documentaires. Les cinq derniers ont étudié la fiction multimédia 3D, ou « infographie multimédia ». Quatre fictions, autant de documentaires et cinq courtes animations ont donc été présentés aux spectateurs. Une fois la projection terminée, l’heure fut à la rencontre des étudiants et professeurs dans une atmosphère intime et détendue, dans le hall de l’Aula Magna de Louvain-la-Neuve.

Rencontre avec trois étudiants : entre autocritique et autosatisfaction
Juliette Klinke est la réalisatrice d’une fiction nommée « Les dauphines » sur l’histoire d’une mère en manque de repères et ses deux filles ; Chloé Ashby s’est mise elle-même en scène dans son documentaire « Destination : femme » ; Paul Smeyers a quant à lui présenté « Focus », une fiction animée sur la prise de décision face à un dilemme personnel. L’envie de changer encore quelques détails s’est emparée de ces étudiants lors de la séance. Mais finalement, le sentiment de satisfaction est plus fort, marquant l’accomplissement de mois de travail et d’années d’études.

Juliette Klinke, Chloé Ashby, Victor Verdeyen et Paul Smeyers @ Florence Geerinck

Juliette présente une fiction pour laquelle il a fallu s’armer de patience, nécessaire lorsque l’on travaille avec des adultes professionnels et des enfants, parfois exigeants. Le travail a payé et la réalisatrice parle de son œuvre des étoiles dans les yeux. Sur un ton quelque peu plus décalé que les autres étudiants, Chloé a réalisé un documentaire plutôt humoristique sur sa quête de féminité. Son travail n’en est pas moins pris au sérieux et comme l’explique l’un des professeurs de l’école, une œuvre sombre n’est pas une condition sine qua non de réussite. Plus lointain de la réalité, le travail graphique de Paul présente une femme perdue dans sa réflexion, entre sensualité et incertitude.

Des enfants, des trains, la forêt
Aucune instruction de thème n’a été donnée pour la réalisation des fictions et documentaires. Troublant hasard, les huit films combinent au moins deux des trois sujets que sont les enfants, les trains et la forêt. Après cinq années passées ensemble, Juliette l’explique facilement : « nous sommes une classe de grands enfants ! ».

De grands enfants certes, le professionnalisme en plus sans aucun doute. Les réalisateurs de demain, ce sont eux.

Florence Geerinck