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KESKYA : bien plus qu’une marque

Bien que récente, vous avez certainement déjà croisé le logo de la marque au détour d’une soirée ou sur Instagram. Keskya, c’est des casquettes, des débardeurs, des tee-shirts mais pas que.

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A l’origine du projet, Ghislain Debry, jeune entrepreneur bruxellois. De la création de la marque au design des tee-shirts en passant par le marketing, il s’occupe de tout en solo, exception faite de quelques collaborations.

Au départ, rien n’était prévu. Il crée un logo avec l’aide d’un ami, aujourd’hui parti en Australie, et distribue des tee-shirts à ses proches qui voyagent eux aussi. C’est comme ça que le concept s’exporte : des étrangers lui envoient des messages pour savoir où trouver ses produits. L’idée lui vient donc tout naturellement en 2013 de créer une véritable marque : Keskya.

Le parcours n’est pas simple. C’est avec l’aide de JYB, une coopérative qui aide les demandeurs d’emploi à lancer leur entreprise et celle de Crédal, un organisme de micro-crédits, que la production est prête à la vente en août 2014. Les modèles, tous de confection 80% coton et 20% jersey, sont assemblés à l’atelier Mulieris sur recommandation du MAD Brussels.

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Ghislain Debry, créateur de la marque KESKYA.

Comme il aime le rappeler, le nom de la marque n’est pas sorti de son imagination. C’est en réalité une expression connue, diminutif de « qu’est-ce qu’il y a », comme vous vous en doutez. Derrière ce mot, c’est tout un concept : travailler dur la semaine et s’éclater le week-end. Mais surtout, venir sans a priori, faire la guerre aux préjugés, juste être là pour prendre du bon temps. Le keskyanisme : un nouveau courant de pensée.

« Je ne suis personne pour dire à quelqu’un qu’il ne correspond pas au profil »

Mais ce qui attire au premier abord, c’est surtout une communication ultra bien ficelée. Ghislain a travaillé dans l’univers du cinéma et, avec très peu de moyens, il réalise des vidéos de lancement très esthétiques dans lesquelles des hommes tout en muscles et des filles un peu punk défilent sur du “Die Antwoord”. Des personnages qu’on n’oublie pas. Des « gueules » comme on dit. Pour sélectionner les figurants, le créateur de la marque marche au coup de coeur : « Je ne suis personne pour dire à quelqu’un qu’il ne correspond pas au profil ». Pas d’a priori donc mais des profils atypiques.

En parlant de personnages, Keskya est en recherche permanente de « talents », comme il les appelle. L’idée? Mettre en avant les artistes peu connus qui estiment pouvoir apporter leur contribution au projet. « Avoir du talent, c’est bien. Croire que l’on en a, c’est autre chose ». On est prévenu.

Au détour du site, un onglet nous interpelle : LENIGME. Pour le moment, il n’y a encore rien mais très prochainement, un concours prendra place tous les deux mois et vous permettra de remporter un article de la marque. C’était donc ça…

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Des projets d’avenir, il en a. Et pas qu’un peu. On attend un agrandissement de la collection avec un nouveau modèle de tee-shirt, des sweats et peut-être même l’arrivée d’une ligne enfant. Mais il n’y a pas que le vestimentaire. Le jeune fondateur nourrit l’intention de bifurquer vers l’évènementiel avec la création d’un complexe qui serait en fait une synthèse de l’esprit Keskya : salle de sport, vernissages mais aussi organisation de soirées. Et puis, pourquoi pas s’exporter à l’international. Mais il y a plus confidentiel puisqu’on parle de joaillerie et d’équipement sportif. Mais chut, on garde le secret.

L’univers Keskya, c’est moderne, c’est street, c’est dark avec en même temps un côté rock très présent. Mais surtout, c’est belge et ça, on aime.

 https://www.facebook.com/gdkeskya
Points de vente : www.keskya.xxx

 Aurélie Van den Bergen