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Paris Fashion Week : au showroom des Filles à Papa

Vendredi 2 Octobre, les Filles à Papa nous ouvraient les portes de leur showroom éphémère spécial Fashion Week parisienne, le temps de préparer le dévoilement de leur nouvelle collection Printemps/Été: « Aenemia » : un mélange d’anémie et d’amnésie.

Des trous, des couleurs délavées, des pièces déchirées, si vous ne deviez retenir que deux mots pour définir les nouvelles créations des deux femmes se seraient les suivants: parfaitement imparfait.

FillesAPapa - 2016

C’est d’ailleurs en se basant sur ce principe que les créatrices ont décidé d’aborder le Printemps et l’Été de la nouvelle année. Oui la femme peut avoir des défauts, mais elle assume cela. Elle l’assume et elle le revendique. C’est ainsi que chaque pièce représente cette façon de penser. Les pulls sont asymétriques, troués, détendus, oversized, la veste en fourrure (fausse!) est râpée et laisse apparaître des zones beaucoup moins recouvertes de poils que d’autres, le petit haut d’un blanc pur est associé à une mini-jupe sexy et métallique. Le tout, toujours conjugué au féminin et au rock’n’roll.

FillesAPapa - 2016

Rock’n’roll, le mot est d’ailleurs faible. Les Filles à Papa sont également connus pour ce côté grunge et rebelle qui joue le parfait antonyme à leur nom et vient appuyer ce côté décalé. Cette nouvelle collection n’échappe pas à la règle, notamment avec des pièces phares comme le perfecto. Cependant, « parfait imparfait » oblige, le perfecto est râpé, la matière paraît faussement abîmée, comme s’il avait été porté des centaines de fois, comme s’il s’agissait d’une pièce de collection. Idem pour les cultes vestes en jean qui sont recouvertes de patchs plus colorés et controversés les uns que les autres ou encore de trous et de chaînes. Une tendance qui touche, par ailleurs, tout autant les pantalons!

FillesAPapa - 2016

« Cette nouvelle collection, c’est un peu les vacances à Ibiza sous LSD », voilà l’autre définition qu’utilise les créatrices pour nous inviter dans leur univers. Effectivement, on ne peut que confirmer, en particulier lorsqu’un maillot de bain complètement délavé indique en toutes lettres: « ecstasy ». Oui, le côté décalé, controversé et rock’n’roll passe également par là. Ce ne sont d’ailleurs pas les multiples pièces -maillot de bain, crop top, débardeur- estampillées du mot « Freak » (monstre) qui diront le contraire. Quant au perroquet ultra coloré perché sur sa branche dans les îles… une vraie invitation aux vacances et à la fête.

FillesAPapa - 2016

Enfin, parce qu’un dressing n’est pas complet sans « classique », les Filles à Papa ont également réinventé le blazer, blanc ici, mais agrémenté d’un sac à dos nounours -nounours qui a vécu puisqu’il ne lui reste plus qu’un oeil-, mais aussi la traditionnelle marinière -sauf que les célèbres rayures sont comme tracées à la main- ainsi que la veste en jean, -complètement délavée avec coutures d’une couleur beaucoup plus foncée, comme si elles étaient apparentes- un incontournable qui peut suivre une femme de sa plus tendre enfance jusqu’à la vie adulte.  La boucle est bouclée.

Kathleen Bousquier