Art et Culture

Qui a dit que Bruxelles n’était pas arty ?

Qui a dit que Bruxelles n'était pas arty?

Depuis l’implantation de plusieurs grosses galeries telles que Xavier Hufkens, Almine Rech ou encore Meessen de Clerq dans le quartier Saint-Georges, Ixelles est devenu le repère bruxellois de l’art contemporain. Du Châtelain à l’Avenue Louise, Bruxelles regorge de galeries qui inaugurent leur nouvelle exposition en ce début d’année. On a concocté, rien que pour vous, un agenda des expositions à ne pas rater dès janvier !

Galerie Templon – Jan van Imschoot

Amore Dormiente  (du 10 janvier au 23 février 2019)

La galerie parisienne revient avec une nouvelle exposition individuelle du plus anarchique des peintres belges. Bourrées de références culturelles, les peintures de Jan van Imschoot réinterprètent certaines scènes de l’histoire de l’art en y insérant une problématique actuelle. On y retrouve une Mort de Marat moderne, où les réseaux deviennent l’ennemi ciblé par la présence anachronique d’un ordinateur portable dans le tableau. On va donc volontiers faire un tour à l’exposition pour le traitement baroque des scènes et pour cet appétit de liberté qui se dégagent de ces peintures grand format.

Almine Rech Gallery – Sam McKinnis

Nerverland (du 10 janvier au 28 février 2019)

Première exposition solo de McKinnis dans la galerie, elle rend compte plastiquement du Neverland qui caractérise notre société actuelle. Par l’usage de portraits, l’artiste new-yorkais met en correspondance deux entités quasi contraires: la symbolique de pouvoir et de pérennité des portraits dans l’art et l’usage référentiel d’images éphémères des medias de masse. À ne pas manquer !

Meessen de Clerq – Nicolás Lamas

Archaeology of darkness (du 11 janvier au 16 février 2019)

Dans l’exposition Archaeology of darkness, troisième exposition solo de Nicolás Lamas, l’artiste souligne le rapport de dépendance de l’être humain face à l’évolution technique et aux procédés de fabrication. Pour ce faire, il met en comparaison des supports techniques antiques et des machines ou des outils modernes.

Qui a dit que Bruxelles n'était pas arty?
@ Meessen de Clerq

Xavier Hufkens – Wyatt Kahn

Wyatt Kahn (du 11 janvier au 16 février 2019)

Autre artiste new-yorkais venant exposer à Bruxelles en ce début d’année 2019, Wyatt Kahn se détache de son travail plastique sur toile pour y préférer le plomb laminé. Cependant, il garde le même traitement esthétique que pour les toiles: il préconise le travail des formes et la juxtaposition de celles-ci. Il crée, de cette manière, de nouvelles correspondances entre la peinture sur toile et la sculpture. De plus, dans la verve miniminaliste qui caractérisait déjà son oeuvre, il positionne l’expérience corporelle du spectateur au centre de l’exposition.

Bernier Eliades – Louisa Clement

Disruption (du 17 janvier au 06 avril 2019)

Dans une toute autre approche, la société numérique actuelle est encore questionnée. À travers différentes enquêtes esthétiques (photo, vidéo, sculptures, …) , Louisa Clement pose la question de l’intégrité du corps suite aux interventions chirurgicales de masse que peuvent imposer les normes esthétiques des médias. Cette artiste allemande cherche, avant tout, à mettre en évidence les confusions et insécurités qui régissent le monde contemporain.

Valérie Bach – Martine Feipel et Jean Bechameil

Automatic Revolution (du 11 janvier au 28 mars 2019)

Troisième exposition du couple d’artistes franco-luxembourgeois pour la Galerie Valérie Bach, Automatic Revolution traduit l’évolution conceptuelle de leur projet artistique. Se détachant de l’architecture, ils apprivoisent la machinerie et la robotique industrielles pour les détourner à des fins de non production. En effet, pour cette exposition, ils s’approprient les lieux de la Patinoire Royale à l’aide d’installations mettant en scène une technologie de pointe.

Diego Mitrugno