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Valérie Moreau, de l’inspiration à la création

Il y a quelques mois, nous vous présentions la styliste Valérie Moreau à travers un portrait haut en couleurs. Aujourd’hui, elle nous parle de sa future collection automne-hiver 2016-2017. Entre la Belgique et l’Espagne, elle nous explique son processus de création.

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Photographe: Pascal Biston, MUA: Laura Molendijk ( Make up forever Brussels), Hair: Josée Brouhon, Modele: Alcie Morisse

Sa nouvelle collection automne-hiver 2016-2017 est pensée pour la clientèle hispanique et belge. Pour convaincre, elle a fait un travail sur la colorimétrie, alliant les couleurs vives comme le grenat à d’autres plus sombres, comme le bleu marine. Un moyen de plaire à toutes sans perdre son identité et son style, élégant et romantique. Sa clientèle se compose de femmes jeunes et matures: une de ses robes pourra être portée par une dynamique grand-mère comme par une jeune fille de 18 ans.

Valérie tire son inspiration des livres de tendances: elle crée des tableaux d’humeurs, composés de ses choix de tissus et d’images inspirantes. Elle y ajoute les croquis au crayon de ses futurs modèles : « Moi, je dessine sur le premier papier qui passe, même dans le métro ! Je le fourre dans mon sac et le ressors plus tard (en général tout chiffonné) puis le punaise sur les planches de tendances ».

Pour sa nouvelle collection, Valérie s’inspire particulièrement de deux tendances bien distinctes : les années 70 et le style gothique/rock. C’est ainsi qu’on retrouvera des modèles dans les tons mangue et des imprimés en provenance directe de la culture peace and love. Certaines robes s’inspirent plus du gothique et de l’univers de Dita Von Teese, notamment au niveau des décolletés.

Quand ses tableaux d’humeurs sont terminés, Valérie passe en revue le travail accompli. C’est une étape de rééquilibrage : elle va terminer certains dessins et ajouter d’autres modèles. Elle réalise ensuite les patrons, et coupe une fois chaque modèle dans le tissu qu’elle lui a attribué. Pourquoi ne passe-t-elle pas par la toile, comme beaucoup de stylistes ont coutume de le faire ? Selon Valérie, c’est une perte de temps. La toile beige ne donne pas le rendu final du modèle: la matière est différente du tissu choisi. Il est donc plus facile de travailler directement le tissu; on peut parfois se tromper : les couleurs ne vont pas ensemble ou la matière choisie ne donne pas un beau rendu.

Une fois les modèles réalisés, Valérie les envoie à son atelier de couture à Tolède.

Enfin, elle se prête au jeu des clientes: “J’essaye les modèles sur moi ou sur un buste taille M pour voir comment ils tombent.”

La production est alors lancée. Pendant sa réalisation s’enclenchent les étapes du marketing et de la vente.

Retrouvez bientôt la suite du processus sur Modeinbelgium !

Julie Lemaire